Etudes, Calcul, Simulation, FAO, PLM  

 Résumé de la Conférence de Jean-François Prevéraud[1]

Dans un contexte de globalisation, de délocalisation, de normalisation toujours plus contraignante et d’évolution galopante des technologies (informatique, électronique, matériaux métalliques, matières plastiques, matériaux composites, nanotechnologies, biotechnologies, nanobiotechnologies…), le BE doit s’adapter. Il doit optimiser méthodes et organisations de travail. On voit émerger de nouveaux rôles et de nouveaux métiers : architecte, innovateur, modélisateur, coordinateur, …

L’industrie adopte le temps réel…

Le contexte industriel évolue : globalisation, délocalisation off-shore (pour réduire les coûts) et off-set (pour gagner des marchés), pression de la réglementation avec une kyrielle de normes. La cadence s’accélère. Les produits évoluent fortement : fonctions, esthétique, ergonomie, matériaux, personnalisation… Les pratiques commerciales changent : il faut produire ce que l’on a vendu et non plus vendre ce que l’on a produit (« Time to Market » vs « Right to Market »). Dans ce contexte, l’adoption d’une « démarche PLM »  confère aux entreprises qui franchissent le pas un avantage concurrentiel sur 5 ans grâce à la mise en place d’une chaîne numérique globale autour du produit, de l’idée jusqu’au démantèlement et au recyclage.

L’innovation moteur du succès…

Le marché se nourrit d’innovations : 80% des achats concernent des produits de moins de 3 ans et 70% des produits actuels seront obsolètes dans 6 ans. L’innovation est au cœur des préoccupations des industriels. Et pourtant, près de 86% des nouveaux produits ne sont jamais lancés sur le marché, 50 à 70% sont des échecs. Seule 1 idée sur 3000 aboutit à un succès commercial [2].à cause de la faiblesse des processus de développement et d’introduction des nouveaux produits sur le marché.

La technologie galopante…

Les technologies évoluent très rapidement : informatique, matériaux métalliques, matières plastiques, matériaux composites, nanotechnologies, biotechnologies, nano biotechnologies. Les outils également. En matière de Conception on est passé en 20 ans du 2D au 3D, à la maquette numérique et au PLM. En matière de GDT, de la gestion des fichiers à la gestion des modifications et configurations, puis à la gestion des processus et du cycle produit et du e-commerce. Enfin, en ce qui concerne les outils de Calcul et Simulation : de la résistance des matériaux à la modélisation par éléments finis, puis aux applications métiers voire multi-métiers et enfin aux modèles comportementaux.

…Le BE doit  s’adapter :

Pour faire face à ces nouveaux challenges, le BE a dû s’adapter. C’est la fin du sacralisme, les débuts de l’externalisation des savoir-faire, la fin de l’isolationnisme. On assiste à une évolution vers du multi compétences et à l’arrivée de spécialistes de nouvelles approches : produit et process, système, innovation, méthodologie, conseil IT…

On voit émerger de nouveaux rôles et des nouveaux métiers : architecte, innovateur, modélisateur, coordinateur (gestion de configuration, maquette numérique, nomenclatures, etc.)

Le BE doit optimiser méthodes et organisations de travail. Il doit innover tout en respectant des règles (Analyse Fonctionnelle, Analyse de la Valeur, Conception à Coût Objectif…) et des normes (ISO 9000 - ISO 14000 pour l’environnement...), gérer et capitaliser les savoir-faire de l’entreprise, automatiser le processus de conception (KBE, KM…), tenir compte des besoins globaux de l’entreprise, travailler en équipe projet étendue (co-conception).

A titre d’illustration : le développement du Falcon 7X par un plateau virtuel 1 000 personnes de 18 sociétés sur 27 sites dans le monde travaillant sur 50 000 pièces en 3D. Le résultat : modification notifiée en 24h au lieu de 3 semaines, pas de maquette physique, coût des outillages et délais d’assemblage divisés par 2.

La présentation comporte de nombreux exemples concrets et données chiffrées.

>>> Pour en savoir plus


[1] Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l’Usine Nouvelle, suit depuis plus de 24 ans l’informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM…). Il a été à l’origine de la lettre bimensuelle Systèmes d’Informations Technologiques maintenant intégrée à la lettre Web hebdomadaire  d’Industrie et Technologies dont il est le rédacteur en chef.

[2] Source Giga / Stevens & Burley