Recevez les offres d'emploi par email- En savoir plus
Alertes 

Parcours d'un dessinateur-projeteur en mécanique indépendant

CAO-emplois.com

Il y a 14 ans, après de nombreuses années comme salarié, Daniel se lançait comme dessinateur-projeteur en mécanique freelance. Sans regret !


 PORTRAIT dessinateur-projeteur en mécanique indépendantAu départ, Daniel Roger est titulaire d'un BTS Fabrications Mécaniques, obtenu au lycée Dorian dans le 12e arrondissement de Paris. Il travaille d'abord comme technicien méthodes avant d'assurer des missions de dessinateur-projeteur, des fonctions proches mais qu'il faut distinguer. « Le dessinateur-projeteur conçoit les pièces en fonction des impératifs de fonctionnement, de coût et de design, alors que le technicien méthodes fait fabriquer les pièces conçues par le bureau d'études à partir d'un cahier des charges. »
Autre différence majeure : le nombre d'unités produites. « En méthodes, la production est plus réduite qu'en conception, qui affiche souvent une production de masse. »

A l'époque, les dessins s'effectuaient encore sur planches. « Il y avait des prototypes de logiciels mais ils n'étaient pas adaptés, se souvient Daniel. Il a fallu attendre les années 90 pour voir apparaître les premiers logiciels de DAO et la 2D avec Autocad, puis Mechanical Desktop (remplacé depuis par Inventor). »
Depuis, la 3D est passée par là. « Déjà, avec les logiciels 2D, on est passé du "bricolage" à l'industrie. Cela a multiplié les possibilités d'études, on pouvait se permettre de tester différentes solutions tout en gagnant du temps, les modifications se faisant en quelques clics. La 3D a apporté une fiabilité, une précision supplémentaires. »

Après quelques années chez CTM, un fabricant de matériel de centraux téléphoniques, puis chez Robin Industries, un fabricant d'agitateurs industriels, Daniel décide de travailler en indépendant. « Le manque de reconnaissance de l'équipe dirigeante de Robin Industries et l'envie de m'occuper de mes enfants en bas âge m'ont motivé à partir pour fonder ma propre entreprise, en libéral. »

Le secret de sa réussite, fonctionner avec un ou deux clients importants et réguliers. « J'ai travaillé au début avec TEC, un fabricant de machines de forage du secteur du BTP, jusqu'en 2008, puis ensuite avec Franki Fondation, un des leaders français des fondations spéciales afin d'améliorer ou d'adapter les machines ou bien de développer des procédés innovants... » Cette société représente aujourd'hui 70 % de mon activité », résume Daniel.

Une activité qui connaît des besoins mais qui subit également les conséquences de la crise. « J'ai connu pour la première fois en 2013 une baisse significative des commandes. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à prospecter d'autres clients, que j'ai monté mon site Internet, ouvert un compte Viadeo... ». Mais pour rien au monde Daniel ne changerait de statut. « Travailler en indépendant me donne une liberté d'action, d'horaires, je ne perds plus mon temps dans les transports... J'ai même augmenté mes revenus. » Une liberté qui n'a pas de prix.
v


Dernière mise à jour: 27/01/2014 - 4:22 AM